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Pendant plusieurs jours des lambeaux d'armée en déroute avaient traversé la ville de Rouen: c'est que les Prussiens allaient entrer dans la ville.

Après un calme profond suivi d'une attente épouventée et silencieuse, l'occupation suivit en effet l'invasion, et "le devoir commençait pour les vaincus de se montrer gracieux evers les vaingueurs". Le calme revint: dans bien des familles françaises des officiers prussiens mangeaient à table, "le besion du négoce travailla de nouveau le coeur des commerçants du pays. Quelques-uns avaient de gros intérêts engagés au Havre que l'armée française occupait, et ils voulurent tenter de gagner ce port en allant par terre à Dieppe où ils embarqueraient". De bon matin les voyageurs se réunirent dans la cour de l'Hôtel de Normandie pour monter en voiture. Il y avait tout d'abord Monsieur et Madame Loiceau, des marchands de vins en gros; Loiseau "vendait à très bon marché de très mauvais vin" et avait fait fortune; il était un outre célèber par ses farces et plaisanteries. Mme Loiseau, grande et résolue, était "l'ordre et l'arithmétique" de la maison de commerce. Puis il y avait M et Mme Carré-Lamandon, "appartenant à une caste supérieure": lui, homme considérable et posé "dans les cotons", officier de la Légion d'honneur et membre du Conseil général; elle, beaucoup plus jeune que son mari, et "la consolation des officiers de bonne famille".

Les voisins étaient le comte et la comtesse Hubert de Bréville, portant un des noms les plus anciens et les plus nobles de Normandie. Le comte représentaient le parti orléaniste dans le département; le salon de sa femme demeurait le premier du pays, le seul où se conservât la vieille galanterie et l'entrée difficile. La comtesse avait pour voisine deux bonnes soeurs; en face de ces religieuses se trouvaient un homme et un femme. L'homme était Cornudet, le démocrate, "la terreur des gens respectables", ui attendait impatiemment la République pour obtenir enfin la place qui lui convenait. Ayant fait creuser des fossés, il s'était "vivement replié vers la ville", et il voulait se rendre "plus utile" au Havre. La femme, un "fille galante", était célèbre par son embonpoint pr;ecoce qui lui aviat valu le surnom de "Boule de Suif". Appétissante et fraîche, elle faisait plaisir à voir. Aussitôt reconnue on put entendre les mots de "prostituée" et de honte publique, mais quand elle promena sur ses voisins un regard hardi et provocant, tout le monde baissa les yeux.

Comme personne ne semblait avoir apporté de nourriture, Boule de Suif retira de sous la banquette un large panier couvert d'une serviette blanche et plein des provisions; et ayant vu que tous les regards étaient tendus vers elle, elle invita les autres à en prendre aussi, de qu'on fit de bon gré l'un après l'autre, le dernier le comte Hubert et disait: "Nous acceptons avec reconnaissance, madame." Et comme "on ne pouvait manger les provisions de cette fille sans lui parler", on causa avec elle, à l'exception de Mme Loiseau, qui "resta revêche, parlant peu et mageant beaucoup". Boule de Suif montra son patriotisme; elle dit en parlant des soldats allemand à Rouen: "... quand je les ai vus, ce fut plus fort que moi! Ils m'ont tourné le sang de colère..." Lorsque Boule de Suif eut froid, Mme de Bréville lui proposa sa chaufferette et l'autre accepta tout de suite. Un peu plus tard "un mouvement se fit entre Boule de Suif et Cornudet", comme si celui-ci avait reçu un bon coup lancé sans bruit.

On s'arrêta devant l'Hôtel du Commerce; un Allemand examina l'autorisation de départ. Le patron de l'auberge M Follenvie, vint dire à Mlle Elisabeth Rousset (le vrai nom de Boule de Suif) qui l'officier allemand voulait "lui parler". Quand l'officier lui proposa de coucher avec elle, elle refusa pleine d'indignation. Alors, d'abord lentement et imperceptiblement, puis de plus en plus ouvertement, les autres voyageurs, désireux de repartir pour le Havre, s'efforcèrent l'un après l'autre de décider Boule de Suif à accepter "l'invitation" de l'Allemand, mais sans succès. Ils commencèrent à perdre patience: "des paroles aigres furent même échangées à propos de choses insignifiantes. Le diner, silencieux, dura peu, et chacun monta se coucher, espérant dormir pour tuer le temps. On descendit le lendemain avec des visages fatigués et des coeurs exaspérés. Les femmes parlaient à peine à Boule de Suif". Le lendemain Boule de Suif, qui "avait un enfant élevé chez des paysans d'Yvetot", voulut absolument assister à la cérémonie de baptême qui eut lieu dans le village; elle continua à décliner l'offre de l' officier allemand qui, lui, attendait patiemment.

Mais cela ne devait pas durer, car c'est à ce moment qui "la vieille religieuse apporta à la conspiration un formidable appui en disant entre autres: "une action blâmable en soi devient souvent méritoire par le pensée qui l'inspire". Et quand le comte à son tour exalta le service qu'elle rendrait aux autres en ajoutant: "et tu sais, ma chère, il pourrait se vanter d'avoir goûté d'une jolie fille comme il n'en trouvera pas beaucoup dans son pays", elle se rendit enfin.

Quand elle reparut, elle semblait honteuse et troublée; les autres cependant, loin de se montrer reconnaissants, firent comme si elle n'existait pas pour eux.

Et quand Boule de Suif, qui avait oublié d'apporter des provisions "dans la hâte et l'effarement de son lever", regardait "exaspérée, suffoquant de rager", tous ces gens qui mangeaient placidement, "une colère tumultueuse la crispa d'abord, et elle ouvrit la bouche pour leur crier leur fait avec un flot d'injures qui lui montait aux lèvres; mais elle ne pouvait pas parler, tant l'exaspération l'étranglait". Et le livre se termine sur cette phrase significative: "Et Boule de Suif pleurait toujours; et parfois un sanglot, qu'elle n'avait pu retenir, passait...dans les ténèbres".
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